Devenir scientifique sans pour autant passer des années sur les bancs de l'école ? C'est possible grâce aux sciences participatives (citizen science en anglais), une tendance qui a le vent en poupe. Mais de quoi s'agit-il au juste ?


Les sciences participatives peuvent être définies comme des études scientifiques réalisées par un public non professionnel, sous la direction d'une équipe de scientifiques. En d'autres termes, chaque profane a l'opportunité de s'engager dans des projets scientifiques. Souvent, il vous suffit d'avoir une connexion Internet et un ordinateur ou smartphone pour vous mettre au travail.
La principale raison d'impliquer Monsieur Tout-le-Monde dans la recherche scientifique est bien entendu l'échelle. Une équipe de chercheurs ne peut généralement effectuer une étude qu'à petite échelle. Mais si l'on ajoute de nombreux volontaires qui collectent également des données, l'étude prend une tout autre dimension. Cela permet d'obtenir davantage d'informations et des données plus précises.
Le mot « volontaires » revêt ici une grande importance. Ne vous y méprenez pas, les sciences participatives ne vous rapporteront rien sur le plan financier, mais vous permettront de vivre de nouvelles expériences. Comme nous l'avons dit, les scientifiques collectent davantage de données grâce au travail des volontaires. Ces derniers contribuent donc à la science et peuvent – pour certains projets – orienter la politique menée par la suite. Pensons notamment aux citoyens qui mesurent la quantité de particules fines nocives dans leur rue.
Les sciences participatives s'intéressent à de nombreux sujets. En voici quelques exemples :
1. Étudier les photos :
Vous aimez la photo, les insectes et êtes soucieux de la biodiversité ? À vos appareils photo ! S’adressant à tous, le projet SPIPOLL a pour but d’étudier les interactions entre plantes et insectes ainsi que les visiteurs des fleurs. Choisissez une plante puis photographiez tous les insectes qui viennent y butiner pendant 20 minutes.
Plus d'info : www.spipoll.org
2. Observer les saisons :
Les rythmes saisonniers de la flore et la faune sont étroitement dépendants des changements de température. L’étude de ces manifestations saisonnières est donc d’un intérêt primordial pour mesurer l’impact du changement climatique sur la biodiversité. Devenez un témoin privilégié en choisissant la zone, les espèces de plantes et d’animaux que vous souhaitez étudier. Il ne reste plus qu’à indiquer vos observations dans l’application !
Plus d'info : www.obs-saisons.fr
3. Analyser le monde sous-marin :
Depuis 2010, le centre Ifremer de Bretagne a mis en place des caméras au fond de l’océan. Celles-ci enregistrent des milliers d’heures de vidéo qui représentent une archive importante. Vous pouvez participer à leur analyse sous forme de jeu. Scrutez les images sur le site et devenez un espion des grands fonds pour découvrir les animaux qui s’y cachent !
Plus d'info : www.deepseaspy.com
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